Ceci est le blog du groupe Terre Humaine de l’association AFFA (Association Fraternité France-Asie à Lognes, Seine-et-Marne) portant sur 2 domaines d’activités :
- Qi gong (”Ch’i kung”) et Taiji quan (”T’ai chi ch’uan”) pour une amélioration de la santé,
- Spiritualité extrême-orientale pour une mutation de l’esprit.
Vous trouverez ici :
- le planning des activités (reconsultez-le le matin même de la journée d’activités),
- des articles et documents concernant nos activités
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Terre Humaine
Introduction (1ère version du 18/2/2007, résumé de la présentation orale).
Dans l’époque actuelle des aspects extrêmes se manifestent dans beaucoup de domaines. Il est de ce fait plus aisé de prendre conscience des comportements erronés qui ont débuté dans certains cas depuis des siècles.
De ce point de vue, cette époque est une époque bénie : on a bien plus de facilité, d’opportunité pour comprendre, pour progresser spirituellement.
Le rétrécissement de la Terre nous permet à présent de voir clairement que l’être humain, dans son corps, dans son esprit, n’est pas indépendant de l’environnement et des autres.
Considérer que l’homme a été créé pour régner sur la nature est une erreur grossière. L’homme fait partie intégrante de la nature (il n’est ni supérieur ni inférieur) et malmener cette dernière c’est aussi malmener l’humanité.
Considérer qu’un homme peut vivre en ignorant la souffrance et les problèmes des autres est une inconscience, une bêtise héritées de l’époque où l’on pouvait encore vivre “séparé” ou “à l’écart” des autres parce que la Terre apparaissait immense.
Ce comportement est aussi aidé par cette illusion persistante qui veut que les êtres humains soient des individualités distinctes alors qu’en fait ils sont comme des vagues dans un océan.
Il apparaît aussi clairement que tout un chacun est responsable de l’état du monde. C’est pourquoi on ne peut plus rester dans son coin, à pratiquer la politique de l’autruche, à espérer passer à travers les gouttes, à s’accrocher obstinément à ses grandes richesses ou à ses petits privilèges aux dépens des autres (tout en prétendant qu’en fin de compte cela défend leurs intérêts).
On voit aussi le mal immense créé par la foi aveugle, propagée et héritée depuis des siècles, que ce soit sous forme d’idéologies, d’extrémismes ou bien de pratiques soi-disant plus “bénignes”, plus “traditionnelles”.
Il doit être possible à chacun de retrouver par soi-même la vérité afin de voir clair dans le capharnaüm du monde actuel pour s’ouvrir à une voie, une vie non génératrices de souffrances.
D’où la naissance du groupe “Terre Humaine”.
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L’image de la femme
(Du blog “Sympathisants du bouddhisme et de J. Krishnamurti”)
(Version 8 le 17/5/2009)
Par la force des choses, la France (cela englobe aussi tous les hommes politiques qui ont été et sont au pouvoir, co-responsables, avec la population de leur époque, de l’état du pays) semble prendre conscience peu à peu de la présence de graves problèmes endémiques qu’elle n’a jamais su ou pu traiter.
Certains de ces problèmes ont même été poussés sous le tapis de façon discrète et consensuelle parce que leur reconnaissance allait à l’encontre d’une idéologie utopique ou démagogique ou bien demandait la remise en cause de vieilles habitudes ou de vieux acquis.
Malgré tout, quelques problèmes – mais si peu – mineurs comparativement à d’autres, commencent à être traités de façon pragmatique (excès de vitesse, tabagisme).
Par contre que de problèmes importants que personne ne semble oser ou vouloir aborder de front (à moins que l’inconscience à leur sujet soit générale). L’un d’entre eux est l’image de la femme.
D’un côté, et il était grand temps, on souhaite que l’image de la femme soit améliorée dans certains milieux.
De l’autre on continue de laisser imprimer et exposer publiquement – à la portée du moindre enfant qui passe par là – des revues, des affiches où la femme apparaît sous la forme la plus dégradante : un objet de plaisir charnel ou, pour utiliser des termes courants, une pute ou salope.
Et si jamais il arrive que dans une discussion des propositions de restriction sont suggérées, il y a toujours un raisonneur, un dialecticien ou un esprit “moderne” qui rappelle qu’elles sont une “atteinte” à la liberté et aussi, potentiellement, une source de problème économique voire de suppression d’emploi !
Parfois s’y dissimule une bonne dose de cachoterie : ne touchez pas à ces objets de plaisir qui sont aussi les miens…
Le Français comprend mal comment dans certains pays on a pu en arriver à tuer des nouveaux-nés de sexe féminin ou à asservir la femme par un type d’habillement pareil à une prison flottante. En retour, un observateur étranger à la France peut trouver incompréhensible que dans une civilisation avancée en sciences et techniques, comportant a priori autant de personnes intelligentes et sensées que dans d’autres civilisations, on n’ait pas su ou voulu voir que cette accentuation d’une fausse image de la femme contrarie grandement (c’est le moins qu’on puisse dire) la perception de ses autres rôles, d’importance capitale : femme, épouse, mère, etc.
Bien sûr, dans chacun de ces cas, tout s’explique – sans que cela soit justifié pour autant – par un enchaînement progressif d’évènements et de facteurs qui ne facilite pas les prises de conscience.
Dans cette société sexuellement permissive, comment voulez-vous qu’un jeune ou un adulte en manque, à la vue de ces images et à la lecture de ces textes, ne soit pas davantage obnubilé par l’acte sexuel ? Que de plus ce jeune ou cet adulte ait été élevé dans un milieu déficitaire en respect et égalité de la femme, lacunaire en formation sur la psychologie de la vie et du couple, que croyez-vous qu’il advienne du contenu de sa tête ? Incapable de trouver le chemin de l’humanité par lui-même, il n’a d’autres repères, d’autres exemples sous les yeux que ces artefacts exécrables. Il finira par croire que ces derniers représentent la vie, qu’ils sont la vie, y compris pour les actes les plus répugnants ou les plus dégradants. D’ailleurs, soit dit en passant, une fois que l’esprit des acteurs ou amateurs s’est imbibé des pires dépravations qu’on peut voir dans certains extraits pornographiques, celui-ci, par ses vibrations gravement viciées, les mènera ultérieurement vers d’horribles renaissances, semble-t-il…
Cette tare dans l’actuelle société de consommation (et de poursuite du plaisir) est une expression de l’immense déficience collective actuelle, contribuant à la déstabilisation des couples. Le fait assourdissant qu’un foyer sur deux dans la région parisienne soit mono-parental n’a apparemment fait tiquer personne. Alors qu’une baisse de 10% de la Bourse aurait généré un vent de panique ! Avons-nous pris pleinement la mesure des impacts matériels et psychologiques sur les enfants, sur les générations à venir, sur la société toute entière de la disparition progressive des couples stables ? Le fondement de toute stabilité sociale (l’éducation des enfants par leurs parents, préalablement éduqués eux-mêmes) est en train de partir à vau-l’eau. Lorsque les parents se réduisent à un seul membre (souvent la mère), c’est en général le combat pour la survie matérielle qui prime, ne parlons donc pas du “reste”. Il semble de plus que le développement harmonieux d’un enfant nécessiterait la présence d’un père et d’une mère. Si c’était le cas, nous sommes en train de mettre par terre notre société, quelque soit la raison (inconscience, désintéressement, laisser-aller, égoïsme, lâcheté, …)
Par la force des choses, des familles recomposées font leur apparition, obligatoirement avec des handicaps et problèmes supplémentaires, souvent non négligeables. Prendre prétexte de leur existence pour ne pas chercher à résoudre le problème initial serait une preuve de plus de notre propension habituelle à nous voiler les yeux, à nous contenter d’excuses superficielles nous évitant d’avoir à reconnaître ou à affronter un problème.
Si l’on veut vraiment obtenir une société où la femme et l’homme soient comme la main gauche et la main droite, différentes mais égales, re-stabiliser la cellule familiale – qui est le fondement de la société, de l’humanité – on ne peut pas laisser continuer les choses ainsi. Sinon ce serait une énorme hypocrisie ou une grande inconscience. De petites solutions de rapiéçage dont nous avons l’habitude ne peuvent régler véritablement le problème : d’un côté on laisse le feu chauffer l’eau dans la casserole, de l’autre on prétend souffler dessus pour la refroidir.
C’est en laissant les choses en l’état qu’elles s’empirent. Il nous faut à présent protéger les enfants de ces traumatismes (oui, n’en déplaise aux inconscients, ce sont là de véritables traumatismes dans leur développement psychologique et spirituel) même dans une simple utilisation de l’Internet. Qu’aurons-nous encore à colmater tant bien que mal dans l’avenir ? Serions-nous tous, êtres humains, d’une bêtise telle qu’il faudrait de très grands malheurs pour commencer à comprendre (on aurait tendance à le croire rien qu’en voyant comment l’humanité traite le problème de la pollution) ?
L’amour n’est pas que physique, loin s’en faut. Ceux qui le réduisent à l’acte charnel ont manqué les mouvements les plus grisants de l’âme et des sentiments. Il est difficile d’expliquer à ces réducteurs ce qu’ils ont raté en romantisme, en poésie de l’amour, tous ces émois exquis de l’âme qui donnent profondeur aux sentiments, goût à la vie et qui perdurent encore dans certaines autres sociétés (même si elles se mettent toutes à surconsommer et à polluer !).
Dans la formation d’un couple, l’attirance physique est le facteur initial mais encore superficiel. Il est utile, indispensable mais insuffisant. Il nécessite une consolidation par des facteurs plus intérieurs : la compatibilité, l’entente psychologique, une certaine vie intérieure chez chacun. Ce sont ces derniers qui donnent de la profondeur aux sentiments, un sens à la relation amoureuse et permettent au couple de perdurer une fois que le physique commence à décliner. Car la beauté extérieure est éphémère. Ce qui dure vient de l’intérieur. Lorsqu’un vieux couple se regarde, le lien d’amour ne vient pas de leur physique mais de leur âme. Se limiter au physique dénote de la superficialité. Plus on est profond, plus on regarde dans l’âme.
En fait, dans la formation d’un couple, on semble instinctivement rechercher ce qu’on désigne par cette “autre moitié de soi-même” (et non pas d’autres moitiés de soi-même, ce qui est significatif), cet être complémentaire sans lequel on ressent un grand manque dans la vie. On finit par avoir l’autre dans la peau ; si par malheur on le perdait, ce serait toute une partie de son âme qui serait fracassée “à tout jamais”.
Les plus beaux romans d’amour parlent d’un homme et d’une femme (et non pas d’un homme et des femmes ou bien vice-versa). La multiplication des “partenaires” révèle en fait un manque de maturité ou bien des problèmes psychologiques ou encore une recherche effrénée de la pure jouissance sexuelle. Les membres des couples qui se font et défont sans cesse ne connaissent pas ce bonheur tranquille et profond d’un couple stable. Ils ont tendance à terminer leur vie dans le désenchantement, la déception, l’amertume, la rancœur (envers la vie, envers l’autre sexe).
La sexualité occupe une place particulière dans notre vie peut-être parce que c’est un instinct parmi les plus puissants. Sa connexion avec notre existence est multiple, variée et forte (littérature et poésie par exemple). C’est aussi le seul domaine qui nous permette un contact direct et intime avec le corps humain, d’en scruter et admirer les détails ; ce rappel et cet ancrage dans la chair nous évitent de devenir, de notre vivant, des “esprits désincarnés” pathologiques.
Et le bref summum de jouissance et d’oubli de soi qu’il apporte ne fait que renforcer son pouvoir d’attraction une fois qu’on y a goûté. Ce pouvoir rend plus perceptible toute absence d’amour : si l’on regarde son (sa) partenaire avec surtout l’idée de plaisir en tête, il y a déjà déni de l’autre et absence de relation. Dans un amour véritable le regard révèle d’abord des sentiments envers la moitié de soi-même et non pas de la concupiscence envers un objet de plaisir.
Dans l’appétence enfiévrée à l’assouvissement on peut oublier que le rapport sexuel est le dernier stade de confiance et d’échange intime physiques. Il peut engendrer la vie comme semer irrémédiablement la maladie ou la mort, des maladies vénériennes au sida en passant par les hépatites virales. Réduire l’acte sexuel à un simple assouvissement animal c’est faire peu de cas de ce corps qui nous permet d’exister dans cet univers. Le préservatif ? Bonjour le romantisme et la profondeur des sentiments (mais il est vrai qu’une fois la poésie reniée, quitte à “fauter”, autant se protéger).
Dans les civilisations ayant sacrifié à la jouissance charnelle, par des plaisanteries grivoises l’homme se protège, se disculpe peut-être de cette image inconfortable de la bête enfiévrée que lui renvoient ces moments, image si peu compatible avec celle qu’il a de lui-même, surtout s’il veut paraître plein de dignité…
Donc dans un couple uni par un véritable amour, l’acte sexuel n’est que le prolongement naturel des vibrations sentimentales. Ce n’est pas un acte indépendant de pur plaisir ou de simple décharge. N’être réceptif qu’à l’aspect charnel fait de nous de simples animaux esclaves de leur instinct et nous font perdre les ressentis les plus profonds, les plus fins de notre condition humaine.
La vie est un tout. Lorsqu’elle est saine elle est équilibrée. Se focaliser, s’obnubiler sur un de ses aspects est l’indice d’une maladie psychologique annonciatrice de futures dévastations.
Ce n’est donc pas la sexualité qui pose problème. C’est la manière de l’aborder, de la vivre. (La chasteté voulue ou imposée des religieux est un autre problème).
Par comparaison, il en est de même pour la nourriture : ce n’est pas elle qui peut poser problème mais notre relation avec elle. On peut manger élégamment, avec pondération comme on peut s’empiffrer comme un cochon puis chercher à vomir ou bien encore “pratiquer” l’anorexie.
Et il en est de même pour l’argent : on peut en user sagement pour ce qu’il est (symbole des ressources matérielles qui nous permettent d’exister dans ce monde) ou bien s’y agripper avec avidité ou encore l’utiliser comme instrument de pouvoir (et de détérioration générale).
D’ailleurs dans le monde psychologique, quelque soit l’objet, s’il y a problème, cela se passe au niveau de l’être humain et non pas de l’objet : ce dernier n’existe pas par lui-même mais seulement à travers l’homme. Tout traitement au niveau de l’objet est superficiel et, au mieux, un pis-aller. C’est l’homme qui doit se traiter lui-même. C’est lui en fin de compte qui extrait de lui-même la beauté indicible d’un poème d’amour ou la laideur insupportable d’un film porno dégradant. C’est lui qui crée en fin de compte le paradis ou l’enfer. Qui a dit que la vie est une auberge espagnole où l’on ne trouve que ce qu’on a apporté ?
En conséquence, une des plus grandes préparations en début de vie d’un ou d’une jeune est de chercher à comprendre la psychologie de l’être humain (normalement avec l’aide des adultes, aide actuellement bien lacunaire dans ce domaine), à se connaître, à prendre conscience de ses éventuels défauts rédhibitoires pour une vie de couple, à savoir se remettre en question, à s’améliorer. En même temps il faut aussi s’entraîner à observer et discerner les gens, apprendre avec qui on est compatible et être capable de les détecter. Tout cela contribuera à créer une cellule familiale stable par la suite. Ce n’est pas de goûter au plus tôt le fruit défendu, sous l’influence de la permissivité sexuelle actuelle, chauffée par tous ces magazines et vidéo pornographiques. Ne pas comprendre ce fait est déjà le début d’une grande incompréhension de la vie.
En cela aussi les adultes sont responsables car éduquer des enfants ou des jeunes c’est aussi enseigner la psychologie de la vie de couple, de la vie sexuelle, aussi inhabituel que cela puisse paraître. Ce n’est pas du tout sûr que les présents cours “d’éducation sexuelle” abordent ces aspects car ils se contentent du plus immédiat, du plus superficiel : l’étude du corps. Autrement dit, l’éducation des enfants doit comporter une éducation « morale » (non pas sous forme de règles sans justification mais sous forme d’études, de démonstrations, de preuves psychologiques – c’est là où les psychologues auraient pu apporter leurs contributions). Cet aspect est largement lacunaire dans l’éducation actuelle, plus tournée vers la compétition, la réussite.
De toute façon, depuis Mai 68, la France semble avoir sabordé en partie l’éducation de ses enfants ; ce qui fait qu’elle sait encore moins comment traiter, par exemple, le problème des jeunes de banlieue où s’enchevêtrent pêle-mêle des problèmes d’éducation (celle des enfants mais parfois aussi celle des parents !), de choc des traditions (notamment lorsqu’elles sont aveugles), d’intégration, d’économie, de travail, etc.
Par la force des choses, il y a ici et là un timide retour à “l’information”, à la “sensibilisation” sur le respect des gens. On croit rêver : normalement cela fait partie intégrante de l’éducation de façon naturelle. A quand une information, une sensibilisation sur la manière de respirer ? (On y est d’ailleurs déjà dans certaines villes du monde).
Bien sûr, le problème de l’image de la femme ne tient pas seulement à des revues, des films pornographiques en accès libre. Il y a déjà tellement à agir rien que pour ce problème en France. Mais ce sont les déchets les plus visibles d’une société qui n’a pas su maintenir intégralement un rapport sain entre homme et femme. Et lorsqu’on veut nettoyer sa maison, on commence par se débarrasser de ses déchets.
P.S. La prostitution est un autre débat.
Paul Keat
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Afin d’illustrer la possibilité d’une autre approche de la femme et de l’amour, voici une adaptation d’un poème du poète vietnamien Nguyên Sa. Attention, même si cette approche est bien préférable à celle critiquée dans l’article “L’image de la femme”, elle aussi est une image (cela signifie que, prise telle quelle, elle mène à des illusions).
(Nous pouvons trouver que ce poème est à l’eau de rose mais savons-nous ce que nous avons perdu lorsque la sensibilité s’est éteinte en nous ?)
Invitation
Solennellement je t’invite à un voyage d’amour.
Dans une minute, dans une seconde le départ sera donné. Je t’y invite. Je te convie à partir, à inaugurer la vie. Je t’invite à délaisser derrière toi les villes tristes, aux coutumes et façons dorées, mesquines : pour prétendre à un “poste” d’amant il faut être Ingénieur…
Je t’invite à partir tout de suite. Inutiles sont les billets et l’attente inexistante car des doigts entrelacés et des coeurs non solitaires sont les seules formalités du voyage. Mais, si nécessaire, je deviendrai le vendeur de billets. Pourtant je n’oublierai pas de rester ton unique compagnon et aussi le conducteur afin que personne, personne ne puisse s’ingérer dans notre histoire.
Les billets peuvent être des lettres d’amour et le train une petite maison mais sûrement chaque gare un baiser ardent jalonnant la vie.
Je t’invite à partir sur-le-champ.
Tu peux venir sur tes talons hauts afin que je sois encore plus frappé par ta silhouette. Mais, si trop hâtive, viens les pieds nus. Je les réchaufferai de la chaleur de ma passion.
Tu peux mettre aux lèvres un rouge très rouge comme pour une grande soirée. Tu peux te poudrer rose aux joues, tisser sur la robe le scintillement des étoiles. Mais, si trop hâtive, laisse les lèvres décolorées, les cheveux libres au vent : peu nous importe. Car le voyage débutera dans la nuit. Je ne verrai pas la pâleur de tes joues, trop accaparé moi-même par toi au fond de tes yeux.
Je serai pressé moi aussi. Mes seuls bagages seront des bras pour te serrer, des yeux pour un bavardage silencieux et des lèvres pour la semaille de baisers sur ton front.
Viens tout de suite.
Afin qu’aux caresses de tes joues mes mains puissent effacer leur ligne de coeur malheureux.
Viens tout de suite.
Viens tout de suite pour qu’enfin le voyage commence, que le vent gonfle tes cheveux, qu’une haleine enivrante s’exhale de tes lèvres, qu’avec hâte je puisse me perdre dans le charme infini de ton corps et de ton existence…
Voir d’autres textes dans l’onglet “Sans vibration rien n’est possible”.


